Abdallah Al-Boustani.

Abdallah Est le fils du prêtre Michael Nassif, est né à Debbiyeh en Décembre 1854. A l'école du village il apprit les principes de l’écriture et des mathématiques, et son génie fut remarqué par son père qui l'envoya à l'École nationale à Beyrouth, pour étudier la langue arabe à l'école sous la direction de deux des génies les plus célèbres de cette époque, sont Cheikh Nassif Al-Yazigi, et Sheikh Yusuf al-Assir et captif. Il se perfectionna alors en langue française. Il acquit alors, outre sa renommée de maitre dans l’enseignement, celle de grand traducteur reconnu.

Les étapes de sa vie:


Une fois ses études terminées, il enseigna pendant une période à l’école de Damour, puis il s’engagea dans la presse et le journalisme. Avec la collaboration de son ami Alexander Ammoun il fonda le Journal critique et réformateur nommé « Juhaynat Al Akhbar ». Gêné par la critique Le gouvernement ottoman les empêcha d'entrer sur son territoire.
En 1900, rentré au Liban, il enseigna la littérature Arabe à l’école de la sagesse, et eut comme étudiants, des gens de grande renommée tels que : l’Emir Shakib Erslan, Shibli Mallat, sa renommée et ses talents de Traducteur, son maniement du verbe et de la prose, attirèrent vers lui des étudiants talentueux.

Ses romans:


Il composa plusieurs pièces de théâtre, des romans merveilleux qui furent représentés par ses disciples de l'école de la sagesse:
• Jassas, meurtrier de Kulaib
• Oumrou Al-Kais et la guerre des Al-Assad
• Omar Hassan, le frère Humairi
• Les guerres des Deux-Roses
• Joseph fils de Jacob
• Brutus au temps de Trequen l’injuste
• Jules César, Brutus
• la meurtre des deux fils par Hérode
• Roman exquis et comique

Ses travaux comprennent:



• Son écrit le plus célèbre « Al-Bustan », dictionnaire arabe en deux gros volumes
• Correction de l’oeuvre d'Abou Firas al-Hamadani et révision de ce qui a été corrompu par les scribes
• Contes traduits du français de La Fontaine en poésie arabe.

Lors de l’ exposition de Chicago en l'année 1893, à l'occasion du quadri-centenaire de la découverte de l’Amérique par Colomb, Abdallah Bustani suggéra que les poètes de toute la planète rédigent des versets de poésie dans leurs propres langues pour commémorer cet évènement. Lorsque le jury s'est réuni pour examiner les versets , on choisit les 2 versets écrits par le génie Abdallah, qui furent gravés sur le socle du monument de Christophe Colomb ( Bartholdi) à l'Exposition universelle de Chicago (1893).
Le dimanche, Janvier 15, 1928 les poètes et hommes de lettre se réunirent pour célébrer son Jubilé d’or, en récitant un concours de poèmes et de discours louant sa carrière.
En 1930, l’un des plus grands noms de la littérature Arabe, disparu et fut regretté par les plus grands noms de la littérature du monde Arabe.